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ENQUETE KABP DOM-TOM

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24/06/2017

Objectifs

ENQUETE KABP DOM-TOM Les connaissances, attitudes, croyances et comportements face au VIH/sida et à d’'autres risques sexuels aux Antilles et en Guyane en 2011. Contexte Réalisée en 2004 avec le soutien de l’'ANRS, la première enquête sur les connaissances, attitudes, croyances et comportements face au VIH/sida dans les départements français d’Amérique (Martinique, Guadeloupe, Guyane) a permis d’orienter les politiques publiques en matière de prévention du VIH/sida dans ces régions. Sept ans après, il apparaît nécessaire de mesurer les changements survenus dans ces départements, en termes de représentations sociales du VIH/sida, de connaissances des modes de transmission et des traitements, d’'attitudes à l’'égard des personnes touchées par le VIH, de perception du risque de contamination par le VIH et de comportements préventifs face à ce risque. Compte tenu des analyses déjà produites à partir de l’'enquête de 2004, de la revue de la littérature, mais également de l’'évolution des stratégies de lutte contre le VIH/sida dans ces trois départements, il semble pertinent d’'étendre les thématiques abordées dans l’'enquête pour intégrer la question du VIH/sida dans l'’univers des risques sexuels, via une approche globale incluant les thèmes de la contraception, des grossesses non prévues, des IVG, des IST et des violences sexuelles. Les analyses produites seront engagées selon deux problématiques centrales : celle des relations de genre et celle des inégalités sociales. Objectifs L’'enquête KABP 2011 Antilles-Guyane poursuit quatre objectifs : Mesurer, parmi les populations des DFA, les évolutions dans le temps des représentations sociales du VIH/sida, de leurs connaissances sur l'’infection, de leurs comportements préventifs ou de leurs attitudes vis-à-vis des personnes touchées par le VIH. Apporter des éléments de connaissances sur les risques sexuels (telles que les questions relatives à la contraception, aux interruptions volontaires de grossesse, aux infections sexuellement transmissibles, aux violences sexuelles) et comprendre comment la prévention du VIH/sida s'’intègre dans cet univers des risques sexuels. Comparer la distribution des facteurs de risque qui peuvent expliquer les différences de niveaux de prévalences du VIH et des autres IST ou de certains comportements (IVG, grossesses à l’'adolescence, non-recours à la contraception, etc.) entre, d’'une part, les trois DFA, d'’autre part, les DFA et la métropole, et, enfin les DFA et certains pays voisins de la Caraïbe ou d’'Amérique du Sud. Apporter un éclairage spécifique sur les connaissances, attitudes, croyances et comportements des étrangers/migrants, en particulier ceux originaires d'’Haïti, face au VIH/sida et à d’autres risques sexuels. Méthodologie La recherche repose sur une enquête par tirage aléatoire réalisée, dans chaque département, auprès de 2.000 personnes âgées de 15 à 69 ans, interrogées par téléphone. La réflexion méthodologique engagée dans le cadre du renouvellement de cette enquête a permis de prendre en compte la transformation du taux et du type d'’équipement téléphonique dans chacun de ces départements et ainsi d’'améliorer la représentativité de l’'enquête. La base de sondage pour réaliser le tirage aléatoire est composée des abonnés au téléphone sur liste blanche France Télécom complétée par l’'intégration des ménages inscrits sur liste rouge et orange. Cet échantillon de personnes équipées d'’un téléphone filaire est complété par des personnes ne possédant qu'’un téléphone mobile (les « mobiles exclusifs ») à travers une génération aléatoire de numéros selon les préfixes attribués à tous les opérateurs dans les DFA (06.90/06.94/06.96…). L’'échantillon des « mobiles exclusifs » sera constitué de manière indépendante de l’'échantillon des « lignes filaires », en respectant la répartition estimée de « mobiles exclusifs » : 13% en Martinique, 15% en Guadeloupe et 20% en Guyane. Par rapport à l’'édition précédente, la taille de l’'échantillon a été doublée afin de permettre la conduite d'’analyses sur des sous-groupes de populations présentant un intérêt particulier (notamment la population haïtienne). L’'augmentation de la taille de l’'échantillon permettra aussi d'’améliorer la précision des estimations. Partenariats scientifiques Pour cette nouvelle édition, l’'équipe de l’'ORS Ile-de-France, responsable de l’'enquête, a développé un partenariat avec l’'INPES, à travers une co-responsabilité scientifique de l’'enquête. Compte tenu des nouvelles problématiques abordées par l’'enquête, des partenariats ont également été engagés avec des chercheurs du centre « Épidémiologie et Santé des populations » de l’'INSERM : l’'équipe n° 7 « Genre, Santé sexuelle et reproductive » ainsi que l’'équipe n° 11 « Épidémiologie des déterminants professionnels et sociaux de la santé » en charge de l’'enquête Vespa sur les conditions de vie des personnes touchées par le VIH aux Antilles et en Guyane en 2010. Enfin, les Observatoires régionaux de santé de Guadeloupe, Martinique et Guyane sont associés à la réalisation de cette recherche. Par ailleurs, des comités de pilotage ont été constitués dans chacun des départements, composés de personnes intervenant dans la lutte contre le VIH/sida et plus largement, dans le champ de la santé sexuelle.

Fenêtre de suivi

Niveau d'avancement de l'étude

Principales variables mesurées